L’équipe nationale masculine de basketball du Mali va participer en août au tournoi qualificatif à l’Afrobasket-2013.
La compétition aura lieu au Cap Vert et opposera les Aigles du Mali aux autres pays de la Zone II. Soit la Gambie, la Guinée Bissau, la Guinée, la Mauritanie, le Sénégal, la Sierra Leone, et le Cap Vert.
L'Afrobasket aura lieu en Côte d'Ivoire en septembre 2013. Le prochain champion d'Afrique sera donc sacré à Abidjan, capitale économique du pays.
Petit hasard, l'équipe malienne, dont la plupart des joueurs évoluent en ProA (première ligue française), était il y a 2 jours dans le même avion Paris - Bamako que moi!
J'ai donc appris qu'ils s'entraînent dans une salle jouxtant le stade Modibo Keita...et que l'on peut assister à leurs entraînements.
Avis aux amateurs.
Les Jeux Olympiques de Londres battent leur plein depuis le 27 juillet et six athlètes représentent le Mali pour l'occasion.
Il s'agit de Daba Modibo Kéita (Taekwondo +80kg), Oumar Koné (Judo -100kg), Rahamatou Dramé (Athlétisme 100m haies), Moussa Camara (Athlétisme 800m), Mamadou A. Soumaré (Natation, 100m nage libre) et Fatoumata Samassékou (Natation 50m nage libre).
C'est sans doute avec Daba Keita que le Mali a le plus de chances de remporter une médaille. En effet ce dernier fut champion du Monde à deux reprises dans la catégorie poids lourd (2007 et 2009) et semble confiant pour ces JO.
"Beaucoup de gens pensaient que le Mali allait être absent à Londres à cause de la situation politique et sécuritaire qui prévaut dans notre pays depuis le début de l' année. Nous serons bel et bien présents à Londres et notre objectif est de prouver au monde que malgré les difficultés, notre pays reste débout", précise le président du Comité National Olympique et Sportif du Mali, M. Habib Sissoko. Source Chine-informations
"Mali" veut en fait dire "hippopotame" en madingue, dioula et en bambara, trois langues locales.
Pourquoi appeler son pays 'Hippopotame'?
Il y a évidemment plusieurs hypothèse à ce sujet mais l'explication la plus probable quant à l'origine du nom est que l'hippopotame était l'animal totem du père fondateur de l'Empire du Mali: Soundjata Keita.
Prédestiné, il passe d'une enfance difficile passée en exil à l'accession au trône du Mandé en 1235.
Mort en 1255 dans des circonstances mystérieuses, il laisse derrière lui un empire allant de l'Atlantique au Sahara, et s'étendant jusqu'aux forêts de Guinée.
La légende de Soundjata Keita reste trés présente dans les esprits, puisqu'il incarne la grandeur du Mali...et des civilisations africaines en général. De jeunes talents sont d'ailleurs encore inspirés par Keita, à l'instar de Boubou Doucouré qui a transposé en 2011 le mythe dans un dessin animé tout public "Soundiata, fils du Mandé"
La saison des pluies commence au Mali, elle durera jusqu'au mois de septembre.
Je n'ai encore jamais vécu cette saison dans le pays, et ne sais donc pas encore qu'elles en seront les réalités. Quoi qu'il en soit les températures ont été tellement élevées depuis janvier que je ne peut que me réjouir à l'annonce d'une baisse du thermomètre!
Mais les pluies n'apportent pas que leur lot de réjouissance, avec elles prolifèrent moustiques et donc...le paludisme. Le paludisme est la maladie parasitaire
la plus répandue au monde puisqu’elle touche de 300 à 500 millions de
personnes par an.
Le paludisme, aussi connu sous le nom de malaria, est une maladie "qui tue un enfant toutes les 30 secondes en Afrique et entre 1 et 3 millions
de personnes par an. Deux milliards
d'individus, soit 40% de la population mondiale, sont exposés et on
estime à 500 millions le nombre de cas cliniques survenant chaque année."
En grossissant le trait, on peut dire que toute personne ayant vécu plus de 6 mois en Afrique a contracté une forme ou une autre de paludisme. En effet bien que les moyens de se protéger soient simples (moustiquaire imprégnée, médicaments préventif, révulsifs) ils restent souvent chers et ne peuvent protéger un individu en permanence.
"Les manifestations cliniques du paludisme sont très diverses. Le paludisme débute par une fièvre
8 à 30 jours après l’infection, qui peut s’accompagner - ou non - de
maux de tête, de douleurs musculaires, d’un affaiblissement, de
vomissements, de diarrhées, de toux. Des cycles typiques alternant
fièvre, tremblements avec sueurs froides et transpiration intense,
peuvent alors survenir." Source Institut Pasteur
Une fois contracté, le paludisme prend plusieurs formes et plusieurs degrés de gravité: du simple accès de fièvre à la crise mortelle il se traite généralement très bien...à la condition d'en avoir les moyens.
Les peuls sont un peuple de pasteurs que l'on retrouve dans toute l'Afrique de l'Ouest. Aujourd'hui semi-sédentarisés ils sont particulièrement représentés dans la région de Mopti au Mali, où ils sont la deuxième ethnie après les bambara.
Les peuls sont majoritairement musulmans, et ont favorisé la propagation de l'Islam dans toute la sous-région. Les maliens les respectent d'ailleurs particulièrement pour cela. Mais la liste des savoirs faire et des qualités attribués aux peuls ne s'arrête pas là.
On leur prête des talents dans la fabrication d'objet d'artisanat (poterie, sculpture), dans le tissage de laine et de coton, et dans l'orfèvrerie (bijoux en or et en fer). Rien que ça!
Mais ce qui est le plus visible à mon niveau est la mode vestimentaire peul. Les hommes portent traditionnellement une tunique de couleur brune arrivant mi-mollet, un bâton, un chapeau de paille conique, un tablier de cuir et des boucles d'oreilles.
Les femmes elles, portent un pagne indigo ou des boubou très foncés. Ces dernières pratiquent le tatouage des lèvres, des gencives, des paumes de la main et des pieds à l'indigo. Elles portent également de nombreux bijoux en or, ma foi assez imposant!
Femme Peul
A Bamako les peuls ont le plus souvent adoptés le boubou tout en gardant leur chapeau, voir leur bâton. Au Nord et avec la chaleur sahélienne leur tête est enturbanné à la manière des touaregs.
Pour ma part j'aime beaucoup le chapeau: original et typique, il fait un bon objet de décoration!
Petite entorse
à la vocation de ce blog, j’aimerai écrire sur le Sénégal. En effet après l’article
sur le cinéma malien, place aux séries du pays de la Teranga !
C’est en
réalité le premier épisode de la série « A qui la faute ? »
de Ryan Fakih qui me pousse à écrire. L’épisode en question est particulièrement bien réalisé et, chose plutôt
rare dans une série, il délivre un message politique fort.
Mais revenons sur
la genèse de « A qui la faute ? ».
Une partie de
la jeunesse sénégalaise milite pour l’éveil des consciences dans le pays et la
mise en place de réformes. Ce mouvement a pris de l’ampleur au moment des
élections présidentielles de 2012, ou en tout cas a été plus relayée par la
presse internationale à cette période.
Pour rappel, le
président Abdoulaye WADE n’était pas autorisé –selon la constitution – à se présenter une
troisième fois aux élections. Toutefois, après « négociations » au
plus haut niveau, ce dernier a pu se présenter en toute légalité…et a même
accédé au second tour des élections. Les sénégalais sont alors descendus dans la
rue et ont finalement obtenu ce changement politique tant espéré : Macky
SALL, opposant de longue date de WADE fut élu. Une page de l’Histoire du pays
s’était tournée.
Un
collectif s’est particulièrement illustré depuis 2011 dans sa lutte pour le
changement, les bien-nommés « Y’en a marre ». Les leaders du
mouvement ne sont pas issus de la classe politique traditionnelle[1],
au contraire ils vivent dans les quartiers populaires de Dakar et rêvent de
bâtir le « NTS », soit le Nouveau type Sénégalais.
Quel est le rapport entre la série
« A qui la faute ? » et le collectif me direz-vous ?
Et
bien la série est directement inspirée de leurs idées et mieux encore certains
des acteurs de la série sont en réalité des membres phare du mouvement.
Dans ce
premier épisode de 16 minutes, ce sont tous les problèmes quotidiens des
sénégalais qui sont présentés. Filmé entièrement dans les rues de Dakar, la
série dénonce le cercle vicieux dans lequel s’est engouffré le Sénégal et pose
une question finale dérangeante : « à qui la faute ? ».
A chacun
son libre arbitre pour tenter d’y répondre…
Extrait d’une interview du réalisateur, Ryan Fakih :
« Le mouvement ‘‘Y’en a marre’’ incarne
une certaine idéologie. Le film dénonce une corruption qui fait qu’une personne
peut en pâtir sans en être directement responsable. […] Nous voulons créer un
déclic chez certaines personnes et susciter une prise de conscience. »
Extrait d’un article de Slate Afrique sur la série :
« Les membres du mouvement ‘’Y’en
a marre’’ comme Samba Souba Sarr, qui a joué le rôle du commissaire dans le
film et Mactar Pouye, celui de l’inspecteur, soulignent que leur participation
au tournage était une manière de s’engager visuellement à promouvoir le nouveau
type de Sénégalais, que le mouvement cherche lui-même à valoriser.
Le
court métrage met en scène plusieurs personnages aux parcours différents mais
dont les actes isolés et sans conséquences forment un tout. Un policier intègre
se voit sanctionné par sa hiérarchie. Un demandeur d’emploi peine à trouver du
travail. Un chauffeur de clando néglige sa visite technique… Des situations
banales dont les conséquences vont s’avérer dramatiques. »
[1]
J’entends par ‘classe politique traditionnelle’ les élites formées dans les
plus grandes écoles occidentales (souvent françaises, américaines ou
britanniques) qui reviennent dans leur pays d’origine pour faire – de très
longues - carrière en politique.
Le camp Kangaba est situé dans un parc d'une quinzaine d'hectares en banlieue de Bamako. Il est devenu notre moyen de décompression favori, la qualité du cadre proposé et sa proximité avec la capitale étant idéals.
L'une des cases / chambres d'hôtel
Manger de bons plats, se détendre autour de la piscine, faire de la randonnée, du kayak ou même...acheter des meubles et des vêtements sont autant de bonnes raisons de se rendre au camp Kangaba.
La philosophie l'endroit est simple: consommer local, dans le respect de l'environnement. C'est en tout cas de cette manière qu'ils communiquent.
Mon âme de hippie refoulée est donc doublement conquise et je m'y rend régulièrement.